À propos de ‘maison de ville en france’ par anne droogsma
Une maison de ville, une maison mitoyenne ou une maison en rangée[1], est une maison qui présente une façade sur rue, parfois une autre façade sur cour ou sur jardin, et qui partage plusieurs murs mitoyens avec les habitations voisines. Elle se distingue de la maison jumelée (ou semi-détachée) qui ne partage qu'un seul mur mitoyen et de…
Une maison de ville, une maison mitoyenne ou une maison en rangée[1], est une maison qui présente une façade sur rue, parfois une autre façade sur cour ou sur jardin, et qui partage plusieurs murs mitoyens avec les habitations voisines. Elle se distingue de la maison jumelée (ou semi-détachée) qui ne partage qu'un seul mur mitoyen et de la maison individuelle (détachée) qui n'en partage aucun. Lorsque les maisons sont toutes construites en même temps et forment un seul bâtiment, on parle de « maisons ou de logements en bandes ».
Ce type se distingue de ceux qui ont prévalu dans l'urbanisme contemporain, en particulier avec le mouvement moderne au XXe siècle :
les maisons individuelles isolées sur leur terrain, ou pavillons ; les immeubles collectifs. Ce type de maison est la base de l'urbanisme des villes occidentales depuis le Moyen Âge (maisons clunisiennes, bastides) jusqu'aux grandes cités minières du XXe siècle. C'est le type de logement qui est préconisé par les théoriciens du nouvel urbanisme.
Origine et transformations successives Dans les cités antiques du monde hellénistique, le type des maisons résidentielles urbaines des catégories sociales aisées était constitué d'un enclos auquel on accédait par un portail ouvert sur la rue. Les pièces d'habitation étaient disposées sur le pourtour intérieur de cette enceinte fermée et prenaient leur jour depuis la cour qui faisait office de plan de distribution horizontal (système de la domus). La maison mitoyenne fit son apparition à partir du moment où les propriétaires de telles vastes maisons sur cour (env. 14 à 17 m de largeur en front de rue par 30 à 40 m de profondeur) cédèrent l'usage du front de rue à des tenanciers de boutiques qui y alignèrent leurs échoppes (taberna) tout en préservant l'accès à la maison sur cour située à l'arrière. Ces échoppes avaient généralement les dimensions d'une cellule constructive de 5 à 6 mètres (susceptible d'être couverte par une voûte ou une poutraison d'une unique portée). Elle ne prenaient initialement leur jour que depuis la rue. La maison mitoyenne est apparue en quelque sorte en parasitant les maisons à cour des catégories sociales supérieures. Le spécialiste de typologie architecturale italien Gianfranco Caniggia, qui a particulièrement étudié la genèse de la maison mitoyenne à partir de la maison à cour, a forgé le concept de "tabernisation" (it. tabernizzazione) de la domus pour exprimer ce phénomène de dérivation[2]. Avec l'essor du commerce urbain, ces échoppes et tavernes s'accrurent en profondeur,
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Je m'appelle Anne. Je sors régulièrement avec mon appareil photo. J'aime bien le faire et je constate toujours que des cadeaux apparaissent sur mon écran. Ça, je veux le partager !