À propos de ‘Un après-midi d'été sur une terrasse à Paris’ par Geert Van Baelen
C'est une journée d'été typiquement parisienne, où la ville semble soupirer de contentement. La lumière est chaude mais douce, comme si le soleil savait exactement combien il peut briller sans que personne n'ait besoin de déplacer sa chaise à l'ombre. Sur les terrasses des nombreux cafés, la vie s'écoule tranquillement. Les verres…
C'est une journée d'été typiquement parisienne, où la ville semble soupirer de contentement. La lumière est chaude mais douce, comme si le soleil savait exactement combien il peut briller sans que personne n'ait besoin de déplacer sa chaise à l'ombre. Sur les terrasses des nombreux cafés, la vie s'écoule tranquillement. Les verres tintent sur les tables, les chaises raclent le carrelage et les conversations se mêlent au brouhaha de la rue. Personne n'est pressé, même le temps semble avoir commandé un espresso et s'être installé confortablement pour le déguster. À l'avant, trois personnages sont prisonniers de leur petit monde. Une gorgée de vin, un regard absent, un livre qui est juste un peu plus intéressant que tout ce qui l'entoure. Derrière eux, la vitre du café reflète la ville : les passants, les arbres, les façades baignées d'une lumière dorée. L'intérieur et l'extérieur se confondent, tout comme les souvenirs — un peu nets, un peu flous, mais pleins d'ambiance.
Ce travail n'a pas commencé avec de la peinture, mais avec un moment. J'ai pris la photo moi-même un après-midi où tout était parfait : la lumière, les gens, la composition fortuite que l'on ne peut jamais diriger. J'ai ensuite retouché l'image numériquement et l'ai transformée couche par couche en un ensemble pictural. À l'aide de pinceaux numériques, de couches de texture et de corrections de couleur, j'ai essayé de m'éloigner des détails photographiques bruts pour capturer l'impression du moment. Des coups de pinceau imparfaits, des contours légèrement estompés, des couleurs légèrement plus chaudes que dans la réalité : autant de choix délibérés pour faire passer le sentiment avant la réalité exacte. Le résultat oscille entre la photo et la peinture, entre le présent et le souvenir. Une ode à un simple après-midi d'été, où rien de spécial ne s'est passé, et où tout s'est passé justement pour cette raison.
L'œuvre d'art de votre choix imprimée sur une toile textile, tendue sur un châssis en aluminium ou en bois. Facilement et rapidement interchangeable pour un nouveau look, selon vos envies.
Geert Van Baelen travaille comme photographe de presse en Belgique depuis plus de 20 ans. Outre l'actualité, il trouve également l'inspiration pour ses images dans la vie quotidienne, les paysages et les personnes.