Dès mon enfance, j'ai été fasciné par la photographie. Dans les années 60, à l'âge de dix ans, je me promenais avec un vieil appareil photo pliable Adox. Un rapide coup d'œil au ciel remplaçait alors le posemètre, diaphragme 8, 1/125 - la plupart du temps, ça marchait.
Lorsque j'étais étudiant, j'ai acheté, avec mon premier salaire de tuteur, un appareil photo reflex d'occasion de la marque "Kowa", aujourd'hui oubliée, et j'ai appris à développer des films et à agrandir des photos. J'étais fasciné par les images d'Ansel Adams, d'Andras Feininger et d'Henri Cartier-Bresson. Et bientôt, l'amour de la photographie et du journalisme (d'images) l'a emporté sur l'intérêt pour les études de chimie, pourtant déjà entamées.
C'est finalement une camarade d'université qui a fait pencher la balance en ma faveur en me faisant venir, dans les années 70 "sauvages", comme photographe indépendant à "Hauptstraße", le premier journal de quartier d'Allemagne, produit à Hambourg avec peu d'argent et beaucoup d'idéalisme. Ce fut le premier pas vers mon futur métier. J'ai fait un stage dans un quotidien et suis finalement devenu rédacteur en chef.
Mais même en dehors de la routine quotidienne de l'actualité, j'avais conservé mon goût pour les détails, pour les moments et les situations et pour ma région natale du nord de l'Allemagne - pr