Marjolijn van den Berg a commencé à photographier à seize ans, avec l’appareil photo de son père. Aujourd’hui, des années plus tard, elle possède son propre studio, où elle capture le calme et la beauté à travers des œuvres macro minimalistes. Une histoire de patience, d’expérimentation et de quête de perfection dans les moindres détails.
Tout a commencé avec un Pentax. L’appareil photo argentique de son père est devenu le premier outil de Marjolijn pour saisir le monde. Au-delà de la prise de vue, elle adorait passer des heures en chambre noire à développer ses photos. Cette fascination pour le savoir-faire ne l’a jamais quittée.
La photographie est restée une constante : durant ses études à l’académie des beaux-arts, comme passion aux côtés de l’architecture à la TU Delft, puis, finalement, comme vocation professionnelle. Il y a neuf ans, elle a suivi une formation professionnelle en photographie et s’est lancée à son compte.
L’année dernière a marqué une étape : son propre espace de studio. Désormais, elle peut tout laisser en place et reprendre à tout moment. Fini le montage et le démontage - place à la création.
Le travail de Marjolijn sur Werk aan de Muur se reconnaît à son style singulier : minimaliste, naturel et apaisant. Elle travaille principalement la photographie macro, en plaçant des sujets issus de la nature au cœur de ses images. À travers ces clichés, elle cherche à créer une sensation de calme. L’atmosphère douce et champêtre, aux tons brun clair et naturels, s’accorde parfaitement avec le style Japandi, si apprécié.
Mais croire qu’elle se limite à une seule esthétique serait une erreur. Marjolijn aime aussi expérimenter avec la couleur : parfois en subtil ton sur ton, parfois de manière plus audacieuse. C’est cette polyvalence qui rend son travail si captivant. La photographie offre des possibilités infinies : on ne cesse jamais d’apprendre, ni d’explorer !
Le studio de Marjolijn est un véritable cabinet de trésors naturels. Feuilles, aigrettes de pissenlit, brindilles… tout ce qu’elle trouve dehors est soigneusement nettoyé, parfois même à l’aide d’une loupe et d’une pince fine.
Elle note ses idées dans un petit carnet qu’elle garde toujours sur elle. De l’esquisse à la réalisation, une idée peut mûrir longtemps, mais il arrive aussi que quelque chose naisse spontanément, au fil des expérimentations.
Elle photographie toujours en musique. Et même si ses images sont minimalistes, on serait surpris par tout ce qu’elle mobilise pour un seul visuel : la mise en scène, les lampes de studio, les filtres… chaque détail compte. En macrophotographie extrême, un écart d’un millimètre peut déjà faire toute la différence.
La retouche, elle, relève de l’orfèvrerie. Elle zoome jusqu’à 200 % pour traquer la moindre poussière sur le capteur, travaille dans Lightroom ou Photoshop, puis réévalue le résultat quelques jours plus tard. Souvent, elle repère encore des détails qu’elle souhaite ajuster.
Marjolijn n’est satisfaite que lorsqu’elle ressent ce « Yes » — ce moment où les proportions, la lumière et le sujet s’accordent parfaitement.
Parmi ses œuvres favorites, il y a le petit lampion. Il a fallu du temps avant que la photo soit parfaite, et de nombreux lampions n’ont pas survécu au nettoyage. « Mais quand l’image a enfin été terminée, j’ai passé une journée entière avec un grand sourire », raconte Marjolijn.
Le petit carré abstrait, avec des gouttes sur un pissenlit, lui a lui aussi demandé des jours d’expérimentation. Des gouttes trop grosses prenaient le dessus, trop petites devenaient invisibles. Trouver l’équilibre parfait a été un vrai bonheur.
Et puis il y a la photo de tulipes avec laquelle elle a remporté le concours de photographie de tulipes : une matinée où tout s’est parfaitement aligné. Depuis cette année-là, chaque printemps, elle campe chez un producteur de tulipes pour photographier.
Récemment, une nouvelle récompense est venue s’ajouter : « Een lampionnetje weerspiegelt in het warme oppervlak » a remporté notre Creative Challenge et a été élue L’Œuvre d’automne 2025.
Après une opération estivale couronnée de succès, nous avons de nouveau lancé un défi à nos créateurs d’images. Et l’œuvre de Marjolijn, avec ses chaleureuses couleurs d’automne et sa composition pleine d’ambiance, a remporté la victoire !
En plus de son travail pour Werk aan de Muur, Marjolijn est également active comme photographe sur commande. Son portfolio est à découvrir sur marjolijnvandenberg.com. Et puis, il y a cette autre passion : la photographie argentique. Elle a commencé à collectionner de vieux appareils photo analogiques, qu’elle nettoie, restaure et teste. « Cela permet de reprendre conscience des réglages et du cadrage. Et j’adore le suspense quand il faut attendre que les négatifs soient développés ! »
Entre deux séances photo, elle est bien occupée avec ses trois enfants, son mari et ses deux chats. Une vie remplie de créativité, de patience et de quête de perfection dans les moindres détails !